Cervelle de moineau : une merveille de la création [Werner Gitt]

Qu’il s’agisse des os, des articulations, des poumons, de l’estomac, l’Oiseau en général – et ici le Moineau des champs – présente un grand nombre de traits remarquables. Ces particularités provoquèrent l’émerveillement des naturalistes depuis le dix-septième siècles. En montrant que l’Oiseau est fait pour voler, ils constituent en outre une réfutation pratique de la théorie darwinienne d’une “évolution” produite par le hasard.

Cervelle de moineau

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“Cervelle de moineau” est un texte extrait de “Si les animaux avaient la parole“, par Werner Gitt et Karl Vanheiden (Ed. CLV, 1994)

Notre espèce est très répandue, c’est un fait. Nos piailleries sont fortes et dissonantes. Vous n’appréciez même pas notre modeste plumage. Notre voracité agace certains d’entre vous. Et pourtant, vous ne serez pas déçu de prêter un tant soit peu d’attention à l’arrogant moineau que je suis.

“Un moineau n’a rien d’extraordinaire”, pensez-vous ! Selon vos critères, tout ce que l’on rencontre fréquemment est… ordinaire. Mais attendez ! Vous , les humains, êtes tout aussi nombreux que nous . Par conséquent, vous êtes également très communs. Oh, pardon… je suis vraiment trop impertinent !

En fait, je ne suis pas ce que vous pensez. Mon identité ? “Moineau friquet” ou plus simplement “Moineau des champs”. En aucun cas, je ne voudrais être confondu avec mon effronté de cousin, le grassouillet moineau domestique. Vous pouvez aisément me reconnaître à ma petite bavette grise et au point noir caractéristique sur ma joue blanche. Comme mon nom l’indique, je me tiens à quelque distance de vos habitations et préfère la campagne.

Créé pour voler.

Je suis destiné à voler, c’est pourquoi mon Créateur m’a construit comme un avion ; avec une précision et une perfection techniques hors pair : la moindre partie de mon corps est étudiée pour le vol.
Certains humains ont même l’audace de prétendre que nous descendons des reptiles. Pensez donc, les crocodiles seraient nos plus proches parents ! On veut même me faire avaler que l’existence des premiers moineaux remonterait à quelques 50 millions d’années. J’ai l’impression que l’on cherche à dissimuler l’aspect chimérique de ces opinions par une accumulation de millénaires… Mais laissons la théorie et considérons les faits. Vous en jugerez vous-même.

Une légèreté inimaginable caractérise les matériaux qui constituent mon corps. Presque tous mes os sont creux et remplis d’air. Ultra-légers, ils n’en sont pas moins solides. Nous serions incapables de voler si, à l’exemple des reptiles, nos os étaient remplis de moelle. Le poids total du squelette d’un parent éloigné, l’albatros, ne dépasse guère 120 à 150 grammes, en dépit de sa longueur (1 mètre) et de son envergure (3 mètres). Son plumage est plus lourd que toute son ossature. A l’inverse des sauriens, notre bassin, carrément soudé à la colonne vertébrale, confère au squelette la rigidité et l’élasticité indispensable à tout corps destiné au vol.

Un trou remarquable.

J’aimerais attirer votre attention sur un détail fort surprenant dans l’articulation de mon épaule. La cavité où s’emboîte l’humérus de mon aile présente un petit trou. Défaut de construction ? Pas du tout ! Cet orifice est traversé par un tendon qui joint mon minuscule muscle pectoral à ma clavicule (ou omoplate). Ce système génial me permet de soulever mon aile, détail indispensable au vol. Etes-vous toujours certain de mon ascendance, côté reptile ? Qui donc a bien pu percer ce trou et, de surcroît, enfiler ce tendon ? Quant au crocodile, vous ne trouverez pas la moindre trace d’un orifice à cet endroit.

Tiens bon, petit coeur.

Cretch ! Cretch ! Au secours… Un épervier ! Où donc me cacher ? … Ouf ! Une fois de plus je l’ai échappé belle ! Quelle menace ce prédateur représente pour nous ! Savez-vous qu’il est notre pire ennemi ? La moindre inattention peut nous être fatale car ses longues serres lui permettent de nous capturer à l’intérieur même des buissons les plus touffus. De nombreux autres prédateurs nous pourchassent : corbeaux, pies, chats, même les hommes ! Nous sommes constamment exposés. La chouette, elle aussi, nous attaque dans notre refuge nocturne. Impuissant, j’ai dû assister à un véritable drame. L’affreuse chouette chevêche fonça dans notre nid, en arracha mon époux et le dévora sous mes yeux. Atroce !

Malgré tous ces dangers, je sais que le Créateur prend soin de moi. La Bible affirme clairement : “Dieu n’oublie pas le moindre petit passereau”. Quel privilège est le vôtre ! Vous avez infiniment plus de valeur que nous, puisque même les cheveux de votre tête sont comptés. Dieu témoigne à l’homme un amour particulier, en êtes-vous conscient ?

Savez-vous que le Créateur m’a doté d’un coeur extraordinairement résistant ? Il figure parmi les plus performants. Pendant que je vous parle, il bat plus de sept fois par seconde, exactement 460 fois à la minute ! Tout à l’heure, dans ma fuite pour échapper à l’épervier, mon pouls s’élevait à 760 pulsations à la minute, rythme indispensable pour me donner la capacité de voler.

Un super-outil.

N’hésitez pas à m’observer de plus près ! Vu de l’extérieur, mon bec, par exemple, semble être insignifiant, n’est-ce pas ? Mais, en réalité, c’est un chef-d’oeuvre du Créateur. Ultra léger, il est pourtant à la hauteur des plus dures exigences. On a calculé que sa corne possède une résistance à la traction atteignant 31 kilomètres. En d’autres termes, si vous fabriquiez un filin de la même matière et que vous le fixiez à un point donné, il faudrait atteindre une longueur de 31 km pour qu’il s’arrache de son point d’ancrage, entraîné par son propre poids. Or, la limite de résistance des matériaux de construction utilisés en aéronautique n’est que de 18 kilomètres…

Prenons les jumelles.

Savez-vous que le poids total de mon crâne est inférieur à celui de mes deux globes oculaires ? Mais pourquoi en tirer des conclusions malveillantes concernant ma cervelle de moineau ? Mes yeux sont bien meilleurs que les vôtres et comptent sept à huit fois plus de cellules visuelles par unité de surface. Par conséquent, notre cervelle enregistre une image beaucoup plus nette . Si vous cherchiez à identifier un objet avec la même précision que la buse, il vous faudrait avoir recours à des jumelles (8×30). Ma vue de moineau n’est pas aussi perçante, j’en conviens, mais, comparée à la vôtre, elle est bien meilleure. Un biologiste a décrit notre oeil comme un chef-d’oeuvre de conception, d’efficacité et de capacité visuelle. Cet organe optique est classé parmi les meilleurs du monde des vertébrés. Aucun détail important ne doit nous échapper, même au cours du vol le plus rapide. C’est indispensable ! De plus, le Créateur nous a façonné un cou d’une extrême souplesse ; notre bec-outil peut ainsi atteindre sans peine chaque partie du corps. En position debout, essayer de toucher vos genoux avec votre front. Vous m’en direz des nouvelles… Il vous faudrait une grande souplesse et beaucoup d’entraînement ! Pour moi, cette flexibilité absolument vitale n’exige aucun effort particulier.

La digestion, parlons-en !…

– Que dites-vous ? Dieu m’aurait créé pour n’être qu’un oiseau vorace et inutile ?
– Un tel affront est inacceptable, et pour mon Créateur et pour moi-même !
– Savez-vous au moins ce que je mange ? Ah ! je m’en doutais. Qui s’y connaît le moins se vante d’en savoir le plus !
– Oh !… Excusez mon impertinence !… Mais reconnaissez qu’à l’instant, vous manquiez vraiment de politesse à mon égard !

En Chine, certaines personnes pensaient : “Ces moineaux friquets nous dévorent trop de riz et de mil, chassons-les !”Ma parenté a bien failli être exterminée. Mais quel étonnement pour les Chinois : les dégâts causés par la vermine étaient de loin plus importants que ceux occasionnés par les oiseaux… Quelle est donc notre véritable nourriture ? Elle se compose de petites bestioles que vous considérez comme nuisibles : hannetons, fourmis volantes, larves de tordeuses du chêne, anthonomes du pommier, pucerons, etc… Un véritable délice !

Puisque nous en sommes au repas, savez-vous comment fonctionne mon tube digestif ? Tout, dans mon organisme, est conçu en fonction du vol. Ma nourriture étant composée d’une forte proportion de protéines, un intestin exceptionnellement court me convient très bien. En revanche, des sucs digestifs très acides me sont indispensables. Inutiles de laisser peser trop longtemps les résidus, estima le Créateur. Je m’en débarrasse au plus vite, même en plein vol. Ha ! ha ! ha ! Plus d’une fois j’ai réussi ainsi à laisser ma “griffe” personnelle sur votre vêtement… Excusez-moi !

Plus génial encore, mon Créateur a tout simplement supprimé la vessie. Résultat ? Forme aérodynamique et réduction du poids. Mon urine, réduite à 80 % d’acide urique, se transforme en pâte blanche éliminée par le rectum. Astucieux, non ? L’eau nécessaire au processus d’évacuation est presque totalement réintroduite dans l’organisme. Je n’ai donc pas souvent besoin de “faire le plein”.

Catapulte et couteau de poche.

Avez-vous un peu de patience ? Observez mes pattes ! Apparemment, il n’y a rien de particulier, mais là se dissimule pourtant une construction très raffinée.

En réalité, vous ne voyez que mes pieds. Tibias, genoux et fémurs sont cachés à l’intérieur de mon corps. Vous avez l’impression que je me tiens debout ? Mais non, je suis accroupi ! Cette position peut vous paraître inconfortable. Elle m’est pourtant très utile. Quand brusquement j’étends mes pattes, les muscles me catapultent littéralement en l’air et immédiatement mes ailes entrent en fonction. En cours de vol, je rentre aisément mon “train d’atterrissage” sous les plumes et j’exécute la manoeuvre inverse à l’atterrissage.

Peut-être avez-vous été intrigué de me voir, des heures durant, assis sur une branche et même dormir dans cette position ? Un mécanisme particulier resserre automatiquement mes phalanges autour de la branche. Un faisceau de tendons relie ces petits membres aux muscles du fémur. Quand je me pose sur un rameau, instantanément mon poids provoque à lui seul la tension des muscles et resserre mes phalanges autour de la branchette. De plus, certains tendons comportent de petites protubérances ; dès que je m’assieds, elles s’accrochent à de minuscules dents prévues exactement à cet endroit, à l’intérieur même de leur gaine. Les muscles restent ainsi tendus sans peine et m’évitent de tomber.

Le système est quelque peu différent pour les échassiers comme la cigogne ou le héron. Leur station debout prolongée nécessite une articulation spéciale du genou, dont le mécanisme ressemble à celui de la lame d’un canif qui s’enclenche…

Pourquoi pondre des oeufs ?

A votre avis, pourquoi, nous les oiseaux, ne donnons-nous pas naissance à notre progéniture, comme les mammifères, après gestation ? Ne le savez-vous pas ? Alors comment une femelle moineau, enceinte, pourrait-elle voler avec un gros ventre ? Et comment, réduite à ramper pendant sa “grossesse”, pourrait-elle se nourrir ?
– Hum ! des oeufs !… C’est le système breveté de notre Créateur.

Sans être handicapée pour voler, la future maman dépose dans son nid, en moyenne, un oeuf par 24 heures. Ce rythme lui permet d’assembler rapidement sa ponte pour couver tous ses oeufs en même temps. Nous avons ainsi la faculté de mettre au monde plusieurs petits à la fois.

Couver : tout un art !

– Couver ! En voilà une corvée ennuyeuse, pensez-vous, sans intérêt, dans l’inaction et l’attente passive !

– Détrompez-vous ! Cela représente un vrai travail et beaucoup de doigté. Les petits qui se développent à l’intérieur des oeufs sont très sensibles. Une température précise, une humidité bien dosée ainsi qu’un libre échange de gaz sont absolument nécessaires à leur survie.

Seul notre Créateur pouvait concevoir une solution de protection aussi géniale. Avant même de commencer à pondre, la femelle perd son duvet à deux ou trois endroits du ventre ; une peau bien plus épaisse vient recouvrir ces petites surfaces. Les vaisseaux sanguins s’y multiplient par sept et leur diamètre augmente cinq fois. Simultanément, une masse de liquide s’accumule dans les cellules de ces “taches-couveuses”. Par simple contact, ce “thermostat” communique instantanément la température des oeufs au cervelet de la mère ; cela permet, le cas échéant, une régulation directe. Si une bonne ventilation s’impose, elle en a conscience et va interrompre momentanément sa couvaison. Elle connaît le moment opportun et la fréquence pour retourner ses oeufs.

Vos savants ignorent encore totalement par quel processus ces informations sont transmises au cervelet et de quelle manière, au moyen de ses “couveuses”, la mère-moineau communique à ses petits certaines indications précises. Pourtant, plusieurs affirment sans hésitation : “ces capacités proviennent d’une évolution progressive !” Si tel était le cas, comment mes ancêtres hypothétiques auraient-ils pu mener à bonne fin leurs couvées, sans moyen de connaître la température de leurs oeufs ?

Je pourrais vous raconter bien d’autres merveilles : mon excellent système pulmonaire, le miracle du vol, la superstructure de mes plumes, mes instruments de navigation… Mais mon amie l’hirondelle s’en chargera bien mieux que moi.

A présent, j’aimerais bien savoir si vous êtes toujours persuadé que je descends d’une quelconque bête rampante. Mon Créateur ne porte point le nom de “Hasard” ou d’ “Evolution lente”. Il est Celui qui, le cinquième jour de la création, décréta : “Que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel! ”

Il nous créa, chacun selon notre espèce. Dieu nous bénit et trouve en nous Son plaisir. Nous sommes Son chef-d’oeuvre. Vous aussi. Ne devrions-nous pas Lui rendre hommage, vous et moi ?

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