Le monde des papillons

Par Brian W. Grantham-Hill

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Regard sur la création

« Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil nu quand on Le considère dans ses ouvrages. » (Romains, 1 : 20)

Le monde des papillons1

Résumé : Les papillons, constituant l’ordre des Lépidoptères, sont dotés de caractéristiques admirable notamment par leur métamorphoses. La larve, la chrysalide et l’imago (adulte) sont si différentes et vivent si différemment qu’il est impossible d’imaginer le passage progressif d’une forme d’organisation à l’autre. De plus le papillon respire sans poumons et le sang circule sans veines ni artères !.. Qui l’eut cru ? Toutes ces caractéristiques ne sont-elles pas la preuve d’une intelligence créatrice agissant « ex nihilo » dans chacune de ses œuvres ?


A quoi tient la fascination pour les papillons ? Pourquoi tant d’élevages de papillons ont-ils surgi partout au Royaume Uni ? Nous allons examiner certains caractères de cette famille qui, avec les plus tristes mites, constitue l’ordre des Lépidoptères, ainsi appelés à cause des délicates petites écailles de leurs ailes.

Si fragiles que les papillons nous apparaissent, la magnifique conception de ces insectes leur permet de s’épanouir presque partout sur le globe. Les papillons sont normalement sans danger pour les récoltes, bien que certaines larves de mites se nourrissent  de cultures aussi diverses que les céréales, le sucre et le tabac.

Le papillon adulte se compose de trois parties: la tête, le thorax et l’abdomen. Le système sanguin est « ouvert » et non pas canalisé dans des veines comme chez les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères.

L’air est apporté aux muscles  et aux organes par de très fins tubes  (les trachées) qui débouchent sur la solide peau  chitineuse.1

Il y a trois paires de pattes attachées au thorax central, mais les larves peuvent avoir de fausses pattes et des tentacules absentes chez l’adulte.

Le cycle de vie :

Les adultes pondent des œufs, d’où sortent les chenilles qui hibernent dans leur chrysalide pour renaître sous forme de papillon adulte. Sous les Tropiques, un œuf peut éclore en trois jours, la larve se nourrir gloutonnement pendant huit jours, la nymphose (stade de la chrysalide) prendre une semaine de plus et l’adulte émerger 18 jours seulement après la ponte de l’œuf. Sous les climats plus froids, le cycle se ralentit et prend entre 2 mois et un an pour les espèces qui passent l’hiver en hibernation.

Le Fritillary argenté pond ses œufs sur l’écorce d’un arbre près de la plante nourricière ; sa progéniture hiberne là et descend au printemps pour manger les feuilles de violettes. La détection de la plante nourricière correcte pour la ponte est accomplie selon un processus inconnu de la science: est-ce l’odeur, la texture ou quelque goût chimique ?

Les larves du Porte-queue d’Australie Troidini  peuvent changer le vénéneux acide aristolochique d’une famille de plantes et ensuite s’en nourrir sans concurrence des autres espèces de papillons ou de larves de mites. Après avoir mangé la coquille de l’œuf, le poids de la larve augmente jusqu’à 1.000 fois et elle mue de 4 à 40 fois. Avec la dernière mue est produite la soie à laquelle la larve s’attachera, avant même que le « crochet » ne soit prêt. Ceci peut-il être autre chose qu’une parfaite programmation intelligente ?

Pendant cette période d’intense remodelage interne le sexe de l’individu apparaît et ceci détermine la forme et les couleurs de deux sortes d’écailles: l’une réfléchit la lumière comme un miroir (cela aide le camouflage) alors que l’autre donne à l’aile les traits caractéristiques propres aux différentes espèces.

Au cours de la nymphose l’aile se développe en position dégonflée, attendant que la pression de l’air de l’abdomen force le sang dans les petites nervures creuses lorsque le papillon émerge de son cocon: les ailes gonflées sèchent instantanément pour que l’insecte puisse voler dès qu’il devient visible aux oiseaux. Le couplage des ailes au moyen de lobes permet à la vitesse d’atteindre 24 km/h  chez certaines grandes espèces et souvent l’accouplement se produit pendant le vol.

Certaines espèces de la jungle défendent leur territoire contre les couples de la même ou d’une autre espèce. La plupart des papillons adultes (les imagos) peuvent  aspirer le nectar des fleurs grâce aux complexes muscles de succion de leur trompe. Certains se nourrissent des déjections animales, de la sueur animale et de pollen.

Métamorphose :

Au cours de son cycle de vie le papillon subit un changement complet de forme et de comportement lorsqu’il passe de la larve (chenille) à la chrysalide puis à l’imago (ou papillon adulte). L’exemple du Grand Porte-Queue illustre l’énorme différence entre la chenille et le papillon volant, pour laquelle l’évolutionniste n’a aucune explication. Comment pourrait-il évoluer par des étapes dont chacune serait moins que parfaite par sa  forme et pour sa fonction?

Quelques chrysalides (le stade intermédiaire entre la larve et l’imago) doivent lâcher leur position verticale une fraction de seconde pour se débarrasser de leur dernier reste de peau fripée  de larve ! Au cours de la croissance antérieure cette peau était régulièrement dépouillée (l’ecdysis) à chaque fois que la chenille devenait trop grande pour elle: mais si la chrysalide n’est pas capable de faire ce dépouillement assez vite, elle tombe par terre et ne peut survivre.

L’extinction menace toute espèce qui n’est pas parfaite à tous les stades de sa métamorphose.

L’évolution due au hasard est particulièrement absurde pour cette créature qui subit des changements si profonds au cours de son cycle de vie. Ce changement radical de forme comporte plusieurs autres traits inhabituels. Les cellules du corps de la chenille se séparent pour migrer vers différents endroits  de la chrysalide où elles constituent des organes entièrement nouveaux.  Ceux-ci comprennent les ailes, les antennes  et la trompe qui peut  aspirer le nectar des fleurs ouvertes,  sans oublier le sexe et les organes de reproduction  qui pondent les œufs destinés à devenir chenille.


Aucune espèce de papillon ne pourrait se permettre de n’être qu’une « expérience » dans son évolution; chaque stade de sa vie doit être complet et  entièrement fonctionnel, sinon la race périra.

Les enzymes qui dissolvent les tissus du corps de la chenille doivent s’arrêter au bon moment, sinon toute la créature deviendrait de la soupe d’insecte !  

La merveille de cette créature fragile et pourtant entièrement fonctionnelle ne peut que renvoyer à un Créateur. Cette conclusion condamne le dogme évolutionniste qui compte sur le hasard des variations génétiques, les mutations, pour, avec un peu de chance, améliorer les espoirs de survie de la créature, ou lui procurer un meilleur organe. Or, l’expérience montre que TOUTES les mutations sont  nocives, certaines mortelles, pour les organismes, comme l’irradiation en laboratoire de la drosophile au cours du dernier siècle l’a amplement démontré. La sélection naturelle élimine les mutations non létales, puisqu’elles ne sont pas avantageuses, si bien que ce processus, loin d’être un mécanisme de progrès pour l’évolution, est le moyen de préserver la stabilité de l’espèce !  

Regardez le curieux petit organe fourchu (l’osmaterium) du machaon2. Lorsqu’il sent le danger, cet organe entre et sort en émettant une odeur désagréable. Beaucoup d’oiseaux prédateurs s’enfuient devant ces mouvements énergiques et vont chercher ailleurs leur nourriture.

Puisque cet osmaterium donne un avantage, pourquoi toutes les espèces de papillons n’en possèdent-elles pas un ? Aucune créature ne peut ordonner à son propre corps de produire un nouvel organe; pourquoi les machaons, dotés de l’avantage de leur osmaterium, n’ont-ils pas supplanté toutes les autres espèces de papillons ? En fait, toutes les espèces dépourvues de cet organe survivent parfaitement.

Papillons et fourmis :

Les fourmis et les larves du papillon Grand Bleu (Maculinea arion) peuvent cohabiter dans les nids de fourmis, réalisant une forme de symbiose.

La petite larve éclot d’un œuf pondu sur une branche de thym, sur laquelle elle va se nourrir pendant des semaines, avant de tomber à terre en attendant qu’une fourmi rouge (Myrmica sp.) la trouve et la chatouille. Ceci stimule  la sécrétion par la chenille de quelques gouttes d’un miellat sucré qu’aspire la fourmi et qu’elle emporte dans son nid pour nourrir ses larves. Lorsque la fourmi revient vers la chenille Bleue, elle la trouve avec les segments frontaux gonflés qu’elle saisit de ses mâchoires pour la traîner péniblement vers son nid. Une fois dans le nid, la larve Bleue continue à produire son miellat et, en échange, dévore quelques larves de fourmis ! Après un long hiver d’hibernation et la nymphose du printemps, le Bleu adulte se glisse hors du nid et gonfle ses ailes prêt à voler et à s’accoupler. Si l’homme détruit le nid de fourmis, le Bleu disparaît aussi car il est totalement  incapable d’accomplir son cycle de vie hors d’un nid de fourmis. Une explication évolutionniste exigerait une évolution simultanée du papillon Bleu, du thym et des fourmis avec une symbiose de tous les instants entre les trois acteurs de cette évolution concertée !

Robert Goodden de Sherborne, dans le sud de l’Angleterre, a mis au point une méthode  d’élevage artificiel du Grand Bleu et de ses hôtes, les fourmis, dans des coques de noix. Chaque coque abrite une larve de Bleu et un nid miniature de fourmis et les Bleus adultes qui en émergent finalement servent à repeupler les régions où ils ont presque disparu.

Répartition géographique :

Les papillons occupent une vaste gamme d’habitats dans le monde: toutes les principales régions possèdent une fascinante diversité d’espèces, dont certaines ne restent pas en place mais migrent annuellement ou saisonnièrement.

L’Australasie, avec ses nombreuses îles océaniques, est le site des papillons géants ou « ailes d’oiseau ». Les femelles ont une envergure allant jusqu’à 30 cm et elles peuvent voler bien au-dessus de la cime des arbres de la forêt tropicale lorsqu’elles cherchent un mâle.

Une espèce d' »ailes d’oiseau » a une marque sexuelle sur son aile antérieure qui renforce énormément  ses couleurs  métalliques brillantes bleu, vert, orange et noir. Les espèces asiatiques peuvent être tempérées ou tropicales. Sur l’île de Taiwan l’exportation des œufs  et des papillons est une affaire commerciale. Les élevages de papillons en Extrême- Orient  font vivre beaucoup de personnes et servent en même temps à conserver l’espèce.

L’Amérique du sud est célèbre pour  la diversité de ses espèces se ressemblant. Cinq espèces différentes peuvent se nourrir ensemble sur le même arbuste, incapables de se croiser entre elles, tout en ayant  des couleurs presque identiques ! L’une d’entre elles étant venimeuse, les oiseaux  préfèrent les laisser tranquilles.  Le magnifique papillon Chouette, ainsi appelé à cause de ses taches ressemblant à des yeux de chouette sur ses ailes, existe aussi en Amérique du sud, se nourrissant de bananes. Les Tigres Porte-queue sont impressionnants avec leur envergure pouvant atteindre 15 cm. Ils  présentent un polymorphisme chromatique  tel que différents individus de la même espèce peuvent ne pas se ressembler du tout.

L’Afrique, au sud du Sahara, est le site de presque 1.500 espèces de papillons aux couleurs brillantes, parmi lesquelles les Porte-queue géants, dont certains sont si rares que seulement quelques spécimens ont jamais été capturé. Sans aucun doute toutes les espèces tropicales n’ont pas encore été découvertes.

L’Amérique du nord, y compris l’Alaska et une partie de l’Arctique, fournit des habitats aussi divers que ceux d’Europe et de Sibérie : beaucoup d’espèces de Papilionoidea (papillons) vivent sur tous ces territoires. Plusieurs papillons peuvent survivre à des températures moyennes de moins 10 degrés Celsius pendant  la plus grande partie de l’année: dans les Alpes on en trouve volant au-dessus de la ligne des neiges éternelles. Dans les Iles Britanniques on a recensé environ 70 espèces, certaines migratrices et d’autres non, mais aucune exclusivement  propre à ces îles. L’Islande n’a pas de papillons en propre, mais certains peuvent parfois y être poussés par le vent.

Migration  :

Le Danaus plexippus (le Milkweed) effectue une migration de l’Amérique du nord vers la Grande Bretagne, et d’autres espèces migrent de l’Afrique du nord vers les Iles Britanniques via l’Europe centrale alors que leur progéniture revient en automne sans leurs parents. Comment connaissent-ils la route à suivre ?  Lorsqu’ils traversent les continents les papillons migrateurs empruntent  la courte traversée du Détroit de Gibraltar  et, lorsqu’ils survolent les océans ils se maintiennent  au ras des flots, là où la résistance du vent est la moindre. La migration est très certainement un exemple de pré-programmation par le Créateur.

Conclusion :

Personne  ne peut donner une explication satisfaisante de l’origine de l’étonnant changement de la larve en chrysalide puis en imago dans le cadre de la théorie de l’évolution. Pour la migration et la symbiose nous sommes encore forcés de conclure que ces créatures bigarrées sont l’œuvre de Dieu. Le passage de la chenille rampante à un objet d’une si grande beauté nous rappelle, dans un parallèle frappant mais impropre, l’espérance du chrétien: « Nous ne nous endormirons pas tous, mais tous nous serons changés ». (1 Cor. 15: 51)


1 Pamphlet n°257, creation Science Movment, 50 Brecon Av., Cosham, Portsmouth p062AW (G.B.), aimablement traduit par Claude Eon.

1 La chitine, un polysaccharide aminé, est une substance de soutien de la carapace des insectes. (ndt)

2 L’illustration montre l’érection de l’osmaterium  derrière la tête de la chenille.

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